Chroniques avec le mot clé ‘réforme’

Les incohérences de l’orthographe française

30 octobre 2009

Malgré ce que certains en pensent, la réforme de l’orthographe est bien timide. Elle ne concerne que quelques règles que je présente dans le site.

Ces règles visent à simplifier l’orthographe afin de faciliter la vie des gens. La difficulté de notre orthographe vient du fait que souvent on ne s’y retrouve pas à cause des nombreuses incohérences.

C’est certain que l’orthographe de certains mots peut se justifier.

1. Pour éviter des ambigüités

Exemple : verre – ver – vers – vair

2. Pour indiquer l’appartenance à une famille

Exemple : le d de grand ne se prononce pas, mais trouve une signification dans grande – grandir – grandeur

3. Pour marquer une fonction grammaticale

Exemple : parler (infinitif) – parlé (participe) – parlez (vous)

4. Pour signaler l’origine du mot

Exemple : tranquille  a deux l à cause du latin tranquillus

Exemple : facile a un l à cause du latin facilis

Par contre, l’orthographe de certains mots manifeste une véritable incohérence impossible à expliquer. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase de l’apprentissage de la langue française.

Je vous donne une série d’incohérences pour mieux juger. Si vous pouvez me trouver une explication valable, laissez-moi un commentaire que je lirai avec ferveur.

Chariot vs charrue

Chatte vs rate

Hiboux vs coucous

Imbécile vs imbécillité

Rationnel vs rationalité

Confidentiel vs circonstanciel

Consonne vs consonance

Théâtre vs psychiatre

Pôle vs zone

Fou vs folle vs affolée

Mou vs molle vs amollie

Etc.

Ces incohérences concernent environ 15 % des mots du dictionnaire. Ne soyons pas surpris que plusieurs soient déboussolés. Il y a de quoi perdre la boussole!

Une réforme modérée pourrait faire l’objet d’un ajustement. L’orthographe cause beaucoup de maux de tête. Les heures passées à apprendre bijoux, cailloux, etc. pourraient être consacrées à des travaux  plus utiles et plus formateurs.

Dès l’âge de sept ou huit ans, les Italiens connaissent tout de l’orthographe. Les francophones se cassent la tête sur ces incohérences jusqu’à l’université.

Conclusion : au lieu d’adapter les gens à l’orthographe, il vaudrait mieux faire le contraire.