Archive pour la catégorie ‘Homophones’

Deux autres homophones … Quelle/qu’elle/quelquefois/quelques fois

13 juin 2010

Deux autres homophones passeront dans le collimateur du Cyberprof cette semaine. Pas toujours facile de démêler la graphie différente de ces homophones. Aussi quelques petits trucs simples vont t’aider à orthographier correctement le son « quel » et « quelquefois ».

L’adjectif quel s’emploie seul ou avec un nom pour interroger (il peut être employé dans une interrogation indirecte):

Quel est votre avis?

Quelle profession voulez-vous exercer?

Quel peut également s’employer avec un nom pour marquer une exclamation. C’est alors un déterminant exclamatif:

- Quel plaisir !

Qu’elle, en deux mots, est la juxtaposition du pronom relatif ou de la conjonction que avec le pronom personnel. Tu peux le remplacer par qu’il.

- Qu’elle  vienne me voir !

Ce petit test te permettra d’intégrer tout cela.

Quelques trucs maintenant pour démêler « quelquefois » en un seul mot ou en deux mots.

Quelquefois, en un seul mot, peut être remplacé par parfois.

- Quelquefois aussi, tu as raison.

Quelques fois, en deux mots, signifie plusieurs fois.

- Quelques fois par étape, tu dois écrire un texte.

Un autre test dans le Cyberprof te permettra de différencier cela.

Des mots qui causent des maux ! Quelle que / quelque / quelque… que

6 juin 2010

Il y a de ces mots qui t’embêtent. Dois-tu les écrire en un seul ou deux mots ? Dois-tu les accorder ou pas ? Si tu les accordes, c’est avec quel autre mot ? Bref, c’est la consternation totale. Je sais que cela ne t’empêche pas de dormir, mais quelques fautes en moins dans tes copies ne feront pas de tort. Le Cyberprof règle le cas de la série quelle que, quelque, etc.

1. Quelque, en un seul mot, s’accorde quand il signifie plusieurs.

Je fais quelques erreurs.

2.  Quelque, en un seul mot, est invariable quand il signifie environ.

J’ai fait quelque vingt fautes.

3.  Quel que, quels que, quelle que, quelles que, s’écrivent en deux mots quand ils sont suivis du verbe être. Quel s’accorde avec le sujet du verbe.

Quels que soient tes efforts, les homophones te font craquer.

4.  Quelque… que est invariable si quelque est suivi d’un adjectif ; il a alors le sens de si.

Quelque attentive que tu sois, tu tombes de fatigue.

5.  Quelque… que. Quelque est variable s’il accompagne un nom.

Quelques bonnes raisons que tu aies, il faut essayer toujours.

Je te propose encore un test dans mon site Cyberprof portant sur ce qui précède.

Ces homophones pas évidents… « Parce que » et « quoique »!

30 mai 2010

Il parait que l’apprentissage de la langue française n’est pas évident pour les nouveaux arrivants. La preuve? Ces mots qui ont le même son et qui s’écrivent d’une autre manière. Après avoir réglé mes comptes avec le participe passé, j’analyse aujourd’hui certains homophones. Le Cyberprof sortira de son arsenal quelques trucs pour contourner les difficultés particulières de deux de ces homophones. J’en verrai d’autres plus tard.

1. Parce que et par ce que

Parce que est une locution qui introduit une notion de cause. Si tu peux remplacer cette locution par comme, vu que, puisque, tu l’écris en deux mots.

Exemple : Parce que tes fautes t’ont valu un devoir supplémentaire, tu lis maintenant cette chronique dans Canoë.

Par ce que signifie par les choses que. Tu l’écris alors en trois mots.

Exemple : Par ce que tu as pu en constater, les homophones sont une source d’erreurs orthographiques.

Je te propose les deux tests suivants pour assimiler tout cela :

Parce que / par ce que (1)

Parce que / par ce que (2)

2.  Quoi que et quoique

Quoi, pronom relatif, suivi de que, introduit un verbe au subjonctif (sens de quelle que soit la chose).

Exemple : Quoi que tu fasses, les homophones te font perdre des points.

Quoique, conjonction, s’écrivant en un seul mot, a le sens de bien que.

Exemple : Quoique tu lises ma chronique, tu continues à trouver difficiles ces règles.

Deux tests t’aideront à démêler cela.

Quoique / quoi que (1)

Quoique / quoi que (2)

Ces petits mots qui te causent des ennuis. « à/a », « on/ont », « son/sont », « ou/où »

2 mai 2010

Penses-tu que ce sont les règles compliquées qui sont la cause d’une copie remplie de fautes? Non! Ce sont des petits mots que tu utilises très souvent. Ces petits homophones dont je vais traiter vont te rappeler ton primaire. Tu as la nostalgie de cet âge où le jeu était le centre de ta vie. Hélas, la réalité scolaire t’oblige à extirper de ton texte ces scories qui t’empêchent de dormir.

1. à \ a

Pour que tu puisses utiliser la préposition « à » dans ta phrase, tu ne dois pas pouvoir la remplacer par « avait », du verbe avoir conjugué à la troisième personne du singulier de l’indicatif imparfait.

- Exemples où tu ne peux pas remplacer la préposition par « avait ».

J’irai à l’école.

Je vais continuer à étudier.

J’ai mal à l’oreille gauche.

- Exemples où tu peux remplacer « a » par « avait ».

Marie a réussi son examen.

Tout a commencé de façon tragique.

Je comprends ce qu’elle a vécu.

Test 1

Test 2

2. On \ ont

Pour savoir si tu dois écrire « ont » ou « on », il te suffit de remplacer ces mots par avaient. Si ce verbe peut prendre leur place, tu peux écrire « ont » sans hésiter. Ont est un verbe; on est un pronom indéfini que peut remplacer un autre pronom.

- Exemples où tu ne peux pas remplacer « on » par « avaient ».

On aime la musique.

On court toujours dans le métro.

On aurait pu tous y passer.

- Exemples où tu peux remplacer « ont » par « avaient ».

Les jeunes ont le temps de rêver.

Ces personnes ont beaucoup de sagesse.

Ces chats ont aimé leur nourriture.

Test 1

Test 2

3. Son \ sont

Pour éviter la confusion, tu n’as qu’à remplacer le référent déterminant possessif « son » par « ses » ou le verbe « sont » par « étaient ».

- Exemples où tu peux remplacer « son » par «ses ».

Son cahier est perdu.

Son oiseau est triste.

Il rencontre son amie.

- Exemples où tu peux remplacer « sont » par « étaient ».

Les jeunes sont formidables.

Ces personnes sont malades.

Ces chats sont aimés.

Test

4. Ou \ où

« Ou » s’écrit sans accent lorsqu’il signifie ou bien. Il s’écrit avec un accent quand il signifie un lieu, une direction.

- Exemples où « ou » signifie « ou bien ».

Je ne sais pas si j’aime Pierre ou Simon.

Devrais-je choisir la médecine ou l’architecture ?

Sortir ou étudier : tout un choix.

- Exemples où « où » signifie un lieu ou une direction.

Je ne sais pas où aller.

Je vais où mon cœur m’appelle.

Où sont mes amis ?

Test 1

Test 2

J’espère que ces petits mots ne te causeront plus jamais d’ennuis.

Quel leurre que ce leur qui te leurre!

30 octobre 2009

Je fais plaisir à Valérie cette semaine. Ma chronique portera sur un mot qui est sa bête noire en français : le fameux leur. « Je ne sais jamais quand il faut accorder leur », m’écrit-elle après avoir déclaré qu’elle trouve intéressante cette chronique. On viendra dire après cela que les adolescents n’ont pas à cœur d’amener leur français à de nouveaux sommets. Les sceptiques? Soyez confondus.

1. Leur, déterminant référent possessif

Disons tout de suite que ce « leur » accompagne toujours un nom. Tu l’accordes donc avec ce nom qu’il détermine.

Leurs jupes sont courtes.

Les garçons offrent leur support moral aux filles.

Les jeunes font toujours leurs devoirs.

2.  Leur, pronom possessif

Ce « leur » remplace le nom tout simplement. Inutile de dire qu’il se comportera comme le nom qu’il remplace. Des exemples parleront d’eux-mêmes.

Ces chats, ce sont les leurs. (Ce sont leurs chats.)

Ces souliers, ce sont les leurs. (Ce sont leurs souliers.)

Ces condoms, ce sont les leurs. (Ce sont leurs condoms.)

3.  Leur, pronom personnel

Ce fameux « leur » est très fréquent. Il accompagne toujours un verbe. Il est à la troisième personne du pluriel c.-à-d. le pluriel de lui. Ce leur est toujours invariable. On peut le remplacer par lui et il est complément indirect du verbe. Il signifie à eux ou à elles.

Les journalistes leur ont préparé de bons articles.

Les filles leur ont dit ce qu’elles pensaient.

À ses élèves, il leur parlait avec franchise.

Accordez-leur votre appui, à ces jeunes danseurs.

4.  Leurre et leurres

Ces deux mots sont des noms homophones de leur.

Larousse écrit que leurre signifie artifice, moyen d’attirer et de tromper.

Ce projet merveilleux n’est qu’un leurre.

Ce mot peut signifier aussi un appât factice qu’on attache à un hameçon.

Ne jetez pas vos leurres dans la rivière.

5.  Le verbe leurrer ou se leurrer

Leurrer signifie tromper.

Je leurre mon voisin. (Je trompe mon voisin.)

Se leurrer signifie s’illusionner.

Tu te leurres si tu penses que la langue française est difficile.

Je te propose un exercice pour démêler le leur qui est homophone. Leur/leurs/leurre/leurres

Le son “é” : une acné orthographique!

30 octobre 2009

Chaque semaine, je vais produire un texte pour démystifier l’orthographe grammaticale. En un langage volontairement familier et teinté d’humour, je vais aborder ce que j’ai corrigé maintes fois dans les copies de mes élèves. Mon point de vue sera celui du pédagogue. Au début de l’année scolaire, voici ce que je disais à mes élèves. « Je suis conscient que l’apprentissage du français n’est pas votre préoccupation majeure à ce moment-ci de votre existence. Vos amis, vos amours, vos loisirs, vos interrogations par rapport à ce que vous ferez de votre vie passent souvent avant cette langue qu’on a l’impression de bien posséder.

L’apprentissage de la communication fait partie intégrante du développement de votre personne. Maitriser sa langue, c’est se donner un outil de plus pour vivre dans ce monde où la communication revêt une grande importance. Le français technique doit être vu dans l’optique d’une meilleure communication. »

Eh oui! Ce fameux son « é » en fait suer plusieurs. La preuve? Le mot « acné » que j’utilise dans le titre. La tentation est grande de placer un « e » à la fin puisque le mot est au féminin. Euphonie oblige, je dois même utiliser un « mon » dans la phrase disant que « mon acné me fait détester le miroir ». Tu vas me dire :  « arrivée » prend bien un « e » à la fin. Tu as raison. Comment en arriver à placer la graphie correcte de ce son dans ta copie ? C’est d’ailleurs la question que m’a déjà posée Claudia.

Cher CyberProf

C’est stupide à dire, mais j’ai encore de la difficulté avec mes « er, é, és, ée, ées, etc. ». Je ne sais jamais lequel mettre. Dans le fond, j’ai de la difficulté avec la terminaison des verbes.

Je vous remercie d’avance.

Claudia

Ma chère Claudia, je peux te donner le truc que le prof du primaire te donnait : remplace ton verbe par vendre ou vendu.

Exemples : J’ai aimé (vendu) ce livre.

Tu dois étudier (vendre) tes leçons.

Fais le test « er / é / ée / és / ées » dans Cyberprofesseur.com et utilise ce truc. Tu peux faire aussi cet autre test portant seulement sur les terminaisons « é / ée / és / ées / ai / er / ez ».

Pour le son « é » dans les autres mots, élimine la possibilité d’un verbe en le conjuguant. J’ir(ai) : tu iras ; vous ven(ez) : tu viens. Ensuite, si tu hésites encore, il faut te résoudre à consulter le dictionnaire. Je l’ai fait pour le mot « acné ». J’avais un doute existentiel.

Comme tu vois, j’ai créé ces deux tests sur ce son, car je sais que les professeurs gaspillent beaucoup d’encre rouge à corriger ce problème orthographique. Le fait d’en prendre conscience va t’aider surement.

Quand le ce se mélange avec le se

30 octobre 2009

Ce sont de tous petits mots, mais ils t’embêtent souvent. C’est le cas de ce que tu mélanges souvent avec se. Une bonne compréhension de l’usage du ce t’éloignera de l’emploi fautif du se.

CE

1. Déterminant

Le déterminant démonstratif se place devant un nom pour montrer la personne, l’animal ou la chose dont on parle :

- ce chien,

- cette cravate,

- ces bêtes…

Remarque

Le déterminant ce s’écrit cet devant les noms ou les adjectifs masculins commençant par une voyelle ou un h muet :

- cet arbre…

- cet homme…

Ce déterminant peut également marquer d’autres nuances : il peut rappeler ce dont on a déjà parlé, annoncer ce qui suit, marquer la proximité dans le temps ou dans l’espace :

- écouter cette histoire…

- il fait frais ce matin…

2. Pronom

Le pronom démonstratif désigne la personne, l’animal ou la chose dont on parle : celui, ceux, celle, celles…

- Voilà des fleurs fraiches, celles de ce vase sont fanées…

Ce, ceci, cela (sans accent), ça (sans accent), pronoms neutres employés uniquement au singulier, ne désignent que des choses.

Remarque

Il ne faut pas confondre ça (contraction de cela) et çà (accent grave) adverbe de lieu employé fréquemment dans l’expression çà et là.

Les pronoms démonstratifs peuvent être suivis des adverbes ci et là ; ils sont alors unis par un trait d’union :

- celui-ci…

- celle-là…

Se

Ne pas confondre le pronom personnel se (mis pour il ou elle) qui se place immédiatement avant un verbe avec :

le pronom démonstratif ce (mis pour cela), placé également

immédiatement avant un verbe et qui peut être élidé :

- c’est la même chose…

- ce sont des mots…

Le déterminant démonstratif ce qui accompagne toujours un substantif.

Ce garçon…

Remarque

Se se trouve devant un verbe et fait partie de la construction de ce verbe à l’infinitif. Il pourrait être précédé de il(s) ou elle(s) dans une phrase.

Elles se promènent.

Se sert à former les verbes pronominaux.

- Il se souvient. (se souvenir)

Je te soumets 10 phrases où tu auras à vérifier ces règles.