Archive pour septembre 2010

Les types de phrases

26 septembre 2010

Tu exprimes des faits. Tu poses des questions. Tu veux inciter à agir. Tu exprimes avec force des émotions ou des jugements. Cela t’amène à utiliser différents types de phrases selon l’intention que tu as. Je te présente donc les caractéristiques de ces phrases que tu emploies tous les jours.

La phrase déclarative

Je suis une phrase où on affirme un fait.

Je me termine par un point.

J’aime la musique.

J’affirme que j’aime la musique.

La phrase impérative

Je suis une phrase qui comporte un ou  plusieurs verbes à l’impératif.

Donne-moi ce disque.

J’emploie le verbe donner à l’impératif.

Je donne un ordre.

La phrase exclamative

Je suis une phrase qui se termine par un point d’exclamation.

Tu es tellement drôle!

Comme il chante bien!

Psitt!

Je marque un sentiment de colère, de joie, de bonheur, etc.

La phrase interrogative

Je suis une phrase qui se termine par un point d’interrogation.

Donnes-tu ce disque?

Est-ce que tu donnes ce disque?

Je sers à poser des questions.

Je te propose un petit test où tu auras à indiquer de quel type de phrase il s’agit.

J’espère que cette chronique t’aura aidé à démêler les différentes phrases que tu utilises.

Le marqueur de relation? Un joint…

19 septembre 2010

Tu entends souvent parler de marqueur de relation. Non, ce n’est pas quelqu’un qui travaille dans une agence matrimoniale et qui voudrait t’aider à trouver l’âme sœur. Ce marqueur dont je te parle a un rôle moins romantique.  C’est un joint. Oui, oui, tu as bien lu. Un joint. C’est ce que j’explique ci-dessous.

Des phrases sont mises côte à côte et elles sont jointes à l’aide d’un marqueur de relation.

Ce marqueur peut avoir la fonction de coordonnants.

Coordonnants

Le mot de liaison établit entre les phrases des rapports sémantiques.

Quand le mot de liaison établit des rapports entre les paragraphes, on le dit organisateur textuel.

Ces rapports sont définis soit par le contenu des phrases, soit par le contexte, soit par l’intention de l’auteur.

Les principaux rapports sémantiques :

· Addition : aussi, de plus, et, en outre, d’ailleurs, etc.

J’écoute les nouvelles, je lis aussi les journaux.

· Temps : puis, ensuite, etc.

Il a plu, puis le soleil s’est levé.

· Cause à effet : donc, par conséquent, c’est pourquoi, etc.

Je pense, donc je suis.

· Opposition : pourtant, mais, cependant, etc.

Je plie, mais ne romps point.

· Explication : car, c’est pourquoi, c’est-à-dire, etc.

Il ne mange plus, car il est malade.

· Comparaison : autant…autant, tel…tel, etc.

Autant il m’aime, autant il te déteste.

· Choix : ou…ou, soit…soit, tantôt…tantôt, etc.

Ou vous venez, ou vous partez.

N.B. Des compléments de phrase et des phrases subordonnées peuvent servir d’organisateurs textuels.

Ce marqueur peut avoir la fonction de subordonnant.

Ce dernier sert à joindre la phrase subordonnée à la phrase matrice.

Subordonnants

· Conjonctions de subordination : que, quand, si, parce que, bien que, avant que, comme, comme si, quoique, alors que, dès que, etc.

Nous pensons que Pierre acceptera ce projet.

Il l’acceptera quand il sera prêt.

L’arbre résistera bien qu’il soit petit et frêle.

Si tu acceptes, j’y vais avec toi.

Je te propose un test où tu auras à choisir le bon marqueur de relation dans la phrase. Pour te simplifier la vie, j’ai placé un choix de marqueurs.

Groupe Verbal (GV)

12 septembre 2010

Comment peux-tu écrire une phrase sans utiliser un Groupe Verbal? Cela exigerait un miracle comme celui de demander à Britney Spears de devenir une religieuse. Je vais te parler aujourd’hui de ses différentes constructions. Je ne sais pas si cela va servir à quelque chose. Tu feras découvrir à tes parents cette nouvelle terminologie utilisée maintenant dans les écoles du Québec. Vont-ils rire ou pleurer?

Le Groupe Verbal est un syntagme verbal dont le noyau est constitué d’un verbe. Tu vas me demander ce que le mot syntagme mange en hiver. C’est une langue de bois utilisée par les grammairiens pour dire tout simplement que ce sont plusieurs mots qui veulent dire la même chose et qui font aussi la même chose. Vulgariser plus que cela, tu meurs.

Voici les différentes constructions du Groupe Verbal :

1. complément du verbe sous forme de GN

V  +        GN

La mer roule ses grosses vagues.   (CD)

V   +       GN

Cette auto a couté vingt-mille dollars.   (CI)

2. complément du verbe sous forme de GPrép

V       +        GPrép

Le bateau s’approcha de la plage déserte.

3.  complément du verbe sous forme de GAdj

V   +    GAdj

Ces enfants paraissaient tristes.

4.  complément du verbe sous forme de GAdv

V  +    GAdv

Ces animaux de ferme mangent avidement.

5.  complément du verbe sous forme de phrase (P)

V       +                              Psub

Marie comprit / que / son voyage en Europe serait intéressant.

C’est bien beau ces explications savantes. Alors, je te propose un test où tu auras à reconnaitre la construction du Groupe Verbal. De plus, tu devras dire pourquoi tu as choisi cette construction. Voici donc ce défi.

Les constituants du groupe du nom (GN)

5 septembre 2010

Je corrige des centaines de copies chaque année. Je remarque que les notions de base sont ignorées. Alors, il ne faut pas te surprendre si l’orthographe des mots est maltraitée. C’est pourquoi, je révise certains éléments qui relèvent des années où tu étais à l’école primaire. Aujourd’hui, ce sont les constituants du nom qui sont dans mon collimateur.

Le déterminant

Je suis un mot variable placé devant le nom qu’il accompagne.

Je détermine ce nom, le précise

Un chanteur.

Sortes de déterminants :

Dét. référents purs : le, la, les

Dét. référents démonstratifs : ce, ces, cet, cette

Dét. référents personnels : mon, ton, son, ma, ta, sa, ses, leur(s)

Dét. quantifiants chiffrés : un, deux, trois, mille, cent, etc.

Dét. quantifiants non chiffrés : des, quelques, plusieurs, beaucoup de, trop de, chaque, tout, etc.

Le nom commun

Je désigne :

des animaux (poisson, chien);

des objets (livre, automobile, neige);

des idées  (gentillesse, grandeur);

des sentiments (amour, haine).

Je suis interdépendant avec le déterminant.

Je suis le noyau du groupe nominal.

Des enfants jouent dans la rue.

Des et la sont des déterminants.

Le nom propre

Je désigne :

des noms de personnes : (Pierre, Marie, Claude);

des noms géographiques : (Amérique, Canada, Québec, Anticosti);

des noms de fêtes : (Noël, la Saint-Jean, Pâques);

des noms d’astres et d’étoiles : (Mars, la Grande Ourse, Mercure);

des noms de livres, de revues, de journaux : (Le Soleil, Surréal 3000, L’Actualité, Filles);

des noms appliqués à des animaux ou à des produits : (Milou, Chevrolet, Toyota, Nike).

Savais-tu que je prends une lettre majuscule à l’écrit?

Le pronom

Je suis un mot qui remplace ou représente un groupe nominal,

un groupe adjectival, un groupe prépositionnel ou une phrase.

Pierre a du talent.  Il chante.

Marie est gentille. Elle le prouve tous les jours.

Pierre est parti à Québec. Il y est arrivé ce soir.

Je te dis de revenir; cela ne te plait pas.

personnels :  je, me, tu, il, nous, vous, ils, elle(s) le, la, les, leur, l’

démonstratifs :   ceci, cela, celui, celle, ceux, ce

possessifs : le lien, le tien, le sien, le leur,  la leur, les leurs,

la mienne, la tienne, la sienne, le nôtre, le vôtre, etc.

indéfinis : personne, rien, aucun, nul, autre, un, etc.

relatifs : qui, que, quoi, dont, où, lequel, laquelle, lesquels, etc.

interrogatifs : qui, que, quoi, lequel, lesquels, etc.

Je te propose un petit test pour démêler tout cela.