Archive pour mars 2010

Les pronoms

28 mars 2010

Le printemps est arrivé. La sève monte dans les arbres. Tu as le gout d’utiliser des pronoms quand tu parles ou quand tu écris. Si tu ne les remplaces pas correctement, tu peux vivre une méprise désagréable. Pour t’éviter des ennuis, je te donne des trucs.

Le pronom est un groupe nominal.

Il remplace un nom ou des noms.

Le pronom a généralement une forme variable (genre, nombre et personne). Cependant, certains pronoms varient en genre seulement (chacun/chacune). Certains sont invariables (qui, personne).

Avec le pronom, tu entends parler d’antécédent. C’est l’élément dont on a déjà parlé dans la phrase ou dans le texte et auquel le pronom fait référence.

Céline aime lire un roman. Cela la détend. La fait référence à Céline.

Voici les classes de pronoms :

Personnels : je, me, tu, il, nous, vous, ils, elle(s), le, la, les, leur, l’

Démonstratifs : ceci, cela, celui-ci, celle(s)-ci, celui-là, celle(s)-là, ceux-ci, ceux-là

Possessifs : le lien, le tien, le sien, le leur, la leur, les leurs, la mienne, la tienne, la sienne, le nôtre, le vôtre, etc.

Indéfinis : personne, rien, aucun, nul, autre, un, beaucoup, trop, etc.

Relatifs : qui, que, quoi, dont, où, lequel, laquelle, lesquels, lesquelles, duquel, auquel, desquels,  auxquels, etc.

Interrogatifs : qui, que, quoi, lequel, lesquels, quel, etc.

Voici quelques exemples d’emploi des pronoms :

Je me lève tôt le matin.

Marie leur parle lentement.

Cela ne m‘emballe pas!

Ce n’est guère intéressant.

Ces jouets, ce sont les leurs.

Personne ne la reconnaitra.

Voici la maison que j‘habite.

Quelle est cette maison?

Je me demande qui viendra me voir.

Que me veux-tu?

Je te propose un petit exercice où tu auras à trouver le bon pronom.

Les accords du verbe

21 mars 2010

Quand je corrige une copie, je constate toujours avec stupéfaction que les accords du verbe sont massacrés. Je résume donc dans cette chronique les règles de base à considérer. Ce sont les fautes d’orthographe qui te font couler. Pour éviter le naufrage, porte une attention spéciale à ces accords lors de ton examen de mai prochain.

Les règles de base de l’accord du verbe

1. Le verbe s’accorde en nombre et en personne avec son sujet ou ses sujets.

Le chat danse. (C’EST le chat QUI danse.)

Le chat et la souris dansent. (CE SONT le chat et la souris QUI dansent.)

2. Quand un verbe a comme sujet le pronom indéfini «aucun», «personne», «on» ou «tout le monde», il s’écrit TOUJOURS à la troisième personne du singulier.

Devant le feu, on oubliait le froid. (C’EST on QUI oubliait le froid.)

Tout le monde parle de tout et de rien. (C’EST tout le monde QUI parle de tout et de rien.)

3. Quand un verbe a pour sujet deux noms singuliers joints par «ou» ou par «ni», il se met au pluriel, à moins que l’action ne soit attribuée qu’à un seul sujet.

Pierre ou Charles devra se sacrifier. (Ici, C’EST l’un ou l’autre QUI devra se sacrifier.)

La bourrasque ou la pluie brisent les récoltes. (Ici, CE SONT les deux QUI brisent les récoltes.)

4. Quand un verbe a pour sujet un collectif et son complément, il s’accorde avec le collectif ou son complément selon le sens.

Un voilier de canards pointe vers le sud. (Ici,  C’EST le voilier QUI pointe vers le sud.)

Un voilier de canards volent vers le sud. (Ici, CE SONT les canards QUI volent vers le sud.)

5. Quand un verbe a pour sujet un déterminant quantifiant indéfini + un nom (beaucoup de, peu de, combien de, assez de, etc.) ou un pronom indéfini (beaucoup, peu, combien, assez, etc.), il s’écrit au pluriel.

Beaucoup parlent, peu réfléchissent. (CE SONT beaucoup de gens QUI parlent et peu de gens QUI réfléchissent.)

Combien de personnes vont venir? (Ce SONT combien de personnes QUI vont venir?)

6. Attention au sujet inversé!

Cette campagne où abondent les collines m’enchante. (CE SONT les collines QUI abondent.)

7. Attention au verbe impersonnel!

Il circule des rumeurs terribles.

Il arrive qu’ils se trompent.

N. B. Si le verbe est impersonnel, il se conjugue toujours à la 3e personne du singulier.

Pratique donc ces règles dans le test : accord du verbe

Plus d’un : une règle contestée

14 mars 2010

Un internaute m’a laissé un commentaire concernant la règle de plus d’un.

Il ne comprend pas qu’il faille mettre le verbe au singulier alors que le sens indique justement l’idée de pluriel.

C’est certain que plusieurs règles de ce genre défient l’entendement humain.

Mon blogue ne défendra jamais l’indéfendable et je vous encourage à dénoncer les stupidités de notre langue française qui a grandement besoin d’un bon époussetage. Ce n’est pas une langue morte que diable!

C’est toujours un sujet sensible que de proposer des changements. Les fanatiques du statut quo montent rapidement aux barricades et se lancent dans de frivoles démagogies qui frisent l’hystérie.

La timide réforme de la graphie de certains mots est un exemple patent.

Cela fait vingt ans qu’elle est en vigueur et plusieurs hésitent et refusent de s’y conformer. Je corrige actuellement un roman d’un futur auteur et il ne s’aventure pas à utiliser la nouvelle orthographe.  Je comprends ses raisons : l’éditeur et la réaction de ses lecteurs et lectrices.

Alors, je comprends la réaction de mon internaute qui me démontre clairement l’incongruité de cette règle.

Avec “moins de deux” le verbe se met toujours au pluriel.

Où se trouve la logique : moins de deux = 1; et le verbe se met toujours au pluriel?

Avec “plus d’un” le verbe se met presque toujours au singulier.

Où se trouve la logique : plus d’un = au moins 2; et le verbe se met presque toujours au singulier?

Continuez à m’écrire vos réactions dans la section commentaire de mon blogue. Si je le juge pertinent, j’écrirai un texte dans mon blogue concernant ce que vous dénoncerez.

Mon point de vue est celui d’un pédagogue qui vise à simplifier les règles.

Les premiers pas en français.

7 mars 2010

Dans cette chronique, j’ai décidé de commencer tout en douceur. Pas de règles bien compliquées, pas de quoi s’arracher les cheveux. Je recule vers la fin du primaire.

Quand je corrige les copies de mes élèves, je constate que de très nombreuses fautes relèvent du primaire. Je ne porte pas d’accusations, mais les fautes sont simples, pas compliquées du tout à résoudre.

Très souvent, tu ne démêles pas le nom, l’adjectif, le verbe, le déterminant. Cela t’amène de sérieux problèmes lorsqu’il s’agit d’accorder tout ce beau monde.

Accords oubliés

1. Déterminant avec son nom.

Exemple : Des enfants jouent dans la rue.

2.  Adjectif avec son nom.

Exemple : La poubelle, pleine de déchets, sera vidée.

3.  Verbe avec son nom qui est sujet.

Exemple : Les enfants s’amusent dans la ruelle.

Je remarque que tu as souvent de la difficulté à identifier ces constituants de la phrase. C’est pourquoi je te propose un test où tu auras à identifier correctement tout cela. La phrase et ses constituants .

N’oublie pas de lire les explications concernant ces constituants au bas de l’exercice.