Archive pour février 2010

Neuf cas où la syntaxe est massacrée

27 février 2010

Tu as souvent à écrire un texte dans le cadre de tes travaux scolaires. Écrire un texte t’apporte un stress certain. Il est évident que l’orthographe, la ponctuation et la syntaxe sont ta bête noire, celle qui fera noircir ou rougir ta copie. Je vais écrire quelques chroniques pour t’aider à écrire tes textes. Je commence par ces fréquentes erreurs de syntaxe qu’on retrouve dans les copies.

Je te donne neuf cas où la syntaxe est massacrée.

1. Absence d’un mot essentiel à la phrase

On n’écrit pas :

Des connaissances, le système vise à nous en faire assimiler le moins.

Mais :

Des connaissances, le système vise à nous en faire assimiler le moins possible.

2. Emploi du « ne » dans la négation

On n’écrit pas :

On entend pas les automobiles arriver.

Mais :

On n’entend pas les automobiles arriver.

3. Mauvais emploi de l’auxiliaire dans les temps

On n’écrit pas :

Sans moi, ils auraient demeuré à la maison.

Mais :

Sans moi, ils seraient demeurés à la maison.

4. Verbe transitif ou intransitif mal employé

On n’écrit pas :

L’enfant débutera l’école cette année.

Mais :

L’enfant commencera l’école cette année.

5. Utilisation d’un mauvais pronom

On n’écrit pas :

Le système que je parle ici est celui que j’ai connu.

Mais :

Le système dont je parle ici est celui que j’ai connu.

6. Utilisation erronée d’une préposition

On n’écrit pas :

Un homme attend sur un feu rouge.

Mais :

Un homme attend au feu rouge.

7. Utilisation erronée d’une conjonction de subordination

On n’écrit pas :

Il faut les accepter comme qu’ils sont.

Mais :

Il faut les accepter comme ils sont.

8. Utilisation d’un mauvais mode ou d’un mauvais temps

On n’écrit pas :

Si vous m’éliriez, je vous serais reconnaissant.

Mais :

Si vous m’élisiez, je vous serais reconnaissant.

9. Faute quant au référent

On n’écrit pas :

Nous serons capables de s’en servir.

Mais :

Nous serons capables de nous en servir.

Je t’ai préparé un test pour vérifier tout cela.

Le dictionnaire… Un ami à ne pas maudire!

21 février 2010

Quand je regarde ce qui est écrit sur des dictionnaires : ” Fuck “, ” Laissez bruler “, etc., les larmes coulent comme toi quand tu viens de perdre l’être qui t’est le plus cher. Pourquoi ce compagnon de la quête du savoir est-il l’objet de tant d’insultes, de réprobations? Tout comme un ami, je comprends qu’il peut jouer le rôle d’un emmerdeur. Ce n’est pas une raison pour le bruler.

Je vais te donner deux raisons dans cette chronique pour chérir ton ami, le dictionnaire. D’abord, une raison très pratique : trouver l’orthographie correcte d’un mot. Quand le doute s’installe, il est là pour te rassurer. J’utilise plusieurs fois le dictionnaire quand je corrige des copies. Mes élèves auraient dû l’ouvrir la semaine dernière.

Voici des fautes qu’ils auraient évitées :

hopital (hôpital)

marmitte (marmite)

curiositer (curiosité)

prisonnié (prisonnier)

sous-terrain (souterrain)

language (langage)

Ensuite, une autre bonne raison d’utiliser le dictionnaire : trouver le sens d’un mot que tu ne comprends pas. Dernièrement, je faisais lire en classe le magnifique roman de Luis Sepulveda, Le vieux qui lisait des romans d’amour . Dès le début, il était question d’un « ocelot » menaçant. Le dictionnaire t’apprend tout de suite que c’est une espèce de félin sauvage d’Amérique. Impossible de lire ce petit roman superbe sans recourir quelques fois au dictionnaire.

Pour te réconcilier avec le dictionnaire et te faire pardonner les injures à son égard, je t’ai préparé un exercice : Le jeu du dictionnaire. Il s’agit de trouver le mot qui correspond à la bonne définition.

Un déluge de fautes…

14 février 2010

Pourquoi ce cri de détresse ? C’est que ton CyberProf corrige ces temps-ci. Tu sais plus que moi qu’un bulletin avec son cortège de notes se pointe à l’horizon. Copies après copies, les fautes pleuvent comme dans le Valais ou le Val d’Aoste ces derniers jours. Il y a des sceptiques qui pensent que j’exagère. Je vais les confondre dans cette chronique.

Comment ? En exhibant ce que mes yeux exorbités lorgnent sans arrêt dans ces funestes copies. Évidemment, je corrige entre parenthèses les erreurs. Les ados avaient à écrire un reportage sur une catastrophe naturelle, un lancement d’un livre ou d’un disque, la retraite d’un joueur étoile, etc.

La catastrophe, sujet le plus choisi, était dans les fautes.

  • La secousse eu (eut) lieu
  • Le tremblement à été provoquer (a été provoqué)
  • À l’hopital (hôpital)
  • Un choc nerveux cosé (causé)
  • Une perte total (totale)
  • Tout à (a) commencé
  • Cette fois si (fois-ci)
  • Tout ce qui est en sont (son) pouvoir
  • Plusieurs blessés grave (graves)
  • 4000 habitants ce (se) retrouvent
  • Tout le monde sais (sait)
  • Ont (On) aurait tous pu y passer
  • Incendie meurtrière (meurtrier)
  • La plus part (plupart) des automobilistes
  • L’ont (on) conte (compte) 57 mort (morts)
  • C’étais (était) horrible
  • L’armer (armée) s’en vien (vient)

Assez, c’est assez. Tu as assez ri. À ton tour de corriger les erreurs que tu trouveras dans ces deux tests :
Erreurs fréquentes (1)
Erreurs fréquentes (2)

As-tu été confondu ?

Le participe passé récapitulé. Fin de la saga.

7 février 2010

On veut faire une plus grande place à l’évaluation des connaissances dans les écoles. Je poursuis ce but avec ce blogue et les tests du Cyberprofesseur où on peut mettre en pratique ces fameuses connaissances.

Le temps d’en finir avec ce participe passé est arrivé. Je fais un dernier baroud d’honneur où je rappelle sommairement les règles. S’il n’en tenait qu’à moi, il n’y aurait qu’une seule règle très simple : tu l’accordes toujours avec le sujet. Je n’ai pas ce pouvoir de changer les règles, sauf dans mes rêves.

Règles générales

1. Participe passé employé seul : accord avec le nom.

Ces participes revisités me font suer.

2. Participe passé employé avec être, paraitre, sembler, etc. : accord avec le sujet.

Ces participes sont récapitulés dans la souffrance.

3. Participe passé employé avec avoir : invariable si pas de GNCV.

Les jeunes ont sué.

4. Participe passé employé avec avoir : invariable si le GNCV est placé après.

Les jeunes ont étudié les participes passés.

5. Participe passé employé avec avoir : variable si le GNCV est placé avant.

Les participes passés que nous avons étudiés m’ont fait suer.

Règles particulières

1. Participe passé invariable : ” que ” représente une idée de poids, de durée, etc.

Les années qu’il a vécu furent bien remplies.

2. Participe passé invariable : Le GNCV a le sens de ” cela “.

Des pommes, j’en ai mangé.

3. Participe passé invariable : il peut être remplacé par une préposition.

Passé cette porte, on ne fume plus.

4. Participe passé invariable : c’est un verbe impersonnel.

Les trois heures qu’il a neigé m’ont paru courtes.

5. Participe passé invariable : le GNCV est un infinitif et est placé après le participe passé.

Nous les avons fait partir.

6. Participe passé des verbes pronominaux : accord avec le GNCV s’il est placé avant le participe passé. (Règle simplifiée)

Elles se sont lavées soigneusement.

7. Participe passé suivi d’un infinitif : accord si le GNCV est placé avant le participe passé et s’il fait l’action de l’infinitif.

Les pommes que j’ai vues tomber sont mures.

Il y a encore d’autres règles particulières, mais il ne faut pas abuser de ta patience et de la mienne. Si tu appliques les 12 règles que je viens de décrire, tes copies feront les délices de ton professeur. Il remerciera les textes du Cyberprofesseur dans ce blogue pour ce miracle grammatical qui s’est opéré non pas par l’intervention du coeur du Frère André, mais par l’irradiation énergético grammaticale du coeur cyberprofien vers ta personne.

Trêve de plaisanteries. Je te propose deux tests qui révisent ces désopilantes règles.

Récapitulation 1

Récapitulation 2