Archive pour décembre 2009

Participes passés avec être, paraitre, sembler, … Rien de bien sorcier!

27 décembre 2009

Tu utilises souvent l’auxiliaire être ou les verbes d’état dans tes écrits. Impossible aussi de créer une phrase passive sans cet auxiliaire être. Comment s’accorde alors le participe passé? C’est ce que j’explique dans la présente chronique.

Le participe passé employé avec être s’accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe. Si le sujet est masculin singulier, le participe restera au masculin singulier. Par contre, si le sujet est féminin ou s’il est pluriel, le participe se mettra au féminin ou au pluriel.

1. Les alpinistes sont descendus de la montagne. (Qui est-ce qui est descendu? les alpinistes : nom masculin pluriel : on doit donc ajouter un s à descendu.)

2. Les portes du Forum seront ouvertes dès cinq heures. (Qu’est-ce qui sera ouvert? les portes : nom féminin pluriel : on doit donc ajouter es à ouvert.)

Dans la voix passive, toutes les phrases se construisent avec l’auxiliaire être. Par conséquent, le participe qui l’accompagne s’accordera toujours avec le sujet.

1. Voilà la fille qui est tombée. (Qui est-ce qui est tombé? la fille : nom féminin singulier : on ajoute donc e à tombé.)

2. Les souris ont été mangées par les chats. (Qui est-ce qui est mangé? les souris : nom féminin pluriel : on doit donc ajouter es à mangé.)

Voici quelques verbes qui se conjuguent toujours avec être :

Aller, arriver, devenir, mourir, naitre, partir, parvenir, rester, revenir, venir

Tous ces verbes dont je viens de donner une liste partielle s’accordent toujours avec le sujet parce qu’ils ne se conjuguent qu’avec être.

1. Sylvie sera revenue demain.

2. Ils sont allés au Carnaval de Québec

3. Nous sommes arrivés hier.

Lorsque le verbe qui précède le participe passé est un verbe d’état autre que le verbe être, l’accord se fait toujours avec le sujet. Ces verbes sont : paraitre, sembler, devenir, demeurer et rester.

1. La chatte reste étendue sur le tapis.

2. Les fleurs paraissent fanées.

3. Elles semblent paralysées par l’émotion.

Je te propose un test de pratique.

La finale pas rapport!

19 décembre 2009

Cette semaine, je te parle d’une erreur que je rencontre très souvent dans des écrits. Comment ne pas écrire n’importe quoi comme syllabe finale d’un participe passé ?

Je ne te parle pas de ces fameuses règles. J’y reviendrai dans d’autres chroniques. Des exemples fautifs vont te faire comprendre et surtout te faire mourir de rire.

Mourir = mouru; prendre = prit; mordre = mordit; placer = placit

J’ai déjà entendu parler mes grands-parents de cette manière. J’étais tordu (et non tordi) de rire.

Le son «é» te fait moins problème. Tu es moins porté à le finir en «i», en «u», etc. «Valérie a flirté avec Olivier.»

Là où tu fais souvent l’erreur, ce sont avec les verbes du 3e groupe.

Voici des phrases rencontrées dernièrement : «La rivière avait reprit sa place.» «Le chien a mordit son oreille.»

Trucs ou conseils pour s’en sortir

Quand tu as ce genre de participe passé qui t’embête, imagine une phrase où le participe passé devra être au féminin singulier. Revenons avec nos deux exemples. Diras-tu «La rivière avait reprite sa place»? Non, tu diras «reprise». La finale du verbe «reprendre» s’écrira donc avec un «s».

Diras-tu «mordite son oreille»? Non. Mais «mordue». Doit-on l’accorder ? C’est une autre histoire dont je parlerai plus tard.

Les deux phrases s’écriront ainsi : «La rivière avait repris sa place. » «Le chien a mordu son oreille.»

Je te propose de nouveau de trouver le participe passé de certains verbes.

La saga des participes passés

12 décembre 2009

Le temps est venu d’attaquer de front ces participes passés. Aussi bien le faire tout de suite. Tu es plein de bonnes résolutions, j’en suis convaincu. D’ailleurs, je t’entends fredonner la chanson du groupe La Chicane quand tu pioches sur ces participes passés : « J’ai d’la misère, oh calvaire. »

Commençons par le participe passé employé seul, celui qui vient sans l’auxiliaire être ou avoir. Ce participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le mot auquel il se rapporte. Pour trouver ce mot, tu poses la question Qu’/qui est-ce qui est?  avant le participe.

1. Les filles embrassées par de vieux oncles vomissent dans les toilettes. (Qui est-ce qui est embrassé ? les filles : nom féminin pluriel.)

2. Les cadeaux reçus m’ont déçu. (Qu’est-ce qui est reçu ? les cadeaux : nom masculin pluriel.)

3. Finies les vacances des fêtes, le travail m’attend. (Qu’est-ce qui est fini ? les vacances : nom féminin pluriel.)

Le mot avec lequel le participe employé seul s’accorde peut aussi être un pronom.

Ces copies, je les croyais égarées. (Qu’est-ce qui est égaré ? les : pronom féminin pluriel employé à la place de copies.)

La bibliothèque, on l’a laissée ouverte. (Qu’est-ce qui est ouvert ? l’ : pronom féminin singulier employé à la place de bibliothèque.)

Il y a quelques exceptions, mais j’en parlerai plus tard. Je te propose de trouver et d’accorder quelques participes passés.

Cette langue française…

5 décembre 2009
Cette langue qui permet
D’exprimer des mots d’amour
De pulser des trésors de tendresse
D’imaginer le rêve possible
Cette langue qui permet
À Cabrel de nous ensorceler
À Nelligan de dire toute sa tristesse
À Laberge de nous évader
Cette langue qui permet
D’échanger sur Twitter
De potiner sur Facebook
D’envoyer des messages avec l’iPhone
Cette langue qui permet
De créer des blogues
De partager des recettes de cuisine
De garder contact avec la francophonie
Oubliez les dédales du MELS
Oubliez les éditeurs de manuels scolaires
Découvrez tout son mystère
Apprenez à l’apprivoiser
Engagez-vous à la défendre
À vous battre avec acharnement
Cette langue vous permettra
De dénoncer les inepties du Système
De mener des batailles contre l’imbécilité
D’exprimer votre intériorité
De vous faire écouter avec respect
Osez contre toute désespérance
Combattez l’ignorance
Prenez votre place dans la société
Cette langue à conquérir vous attend
Avec amour
Avec patience
Avec complicité